La particule de vie.

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Lorsque l’on retrouve la voie de la vérité immuable, celle qui nous ramène aux origines de la vie, de la création et de la mise en forme des éléments constituant les corps matériels, constitués de carbone d’hydrogène et de vapeur d’eau, alors nous sommes plus à-même d’entrevoir les mécanismes qui ont favorisé l’émergence de l’existence dans cette matière.

Une fois que nous avons compris que l’atome, qu’il soit le constituant de la matière ou celui de formes subtiles ou lumineuses, représente ce proverbe nous exprimant que : « Tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas », alors nous comprenons que toute l’existence n’est ni plus ni moins, qu’un assemblage de particules qui agencent les choses, dans une alchimie magique et merveilleuse, qui ici seule peut se permettre de faire œuvre de hasard.

On se souvient qu’un atome est constitué de trois particules d’origine, qui se retrouvent par multiple, suivant les agencements atomiques. Le noyau, composé de protons et de neutrons, garde vers lui la permanence du rayonnement, et de la circulation des électrons, par attraction. L’électron est la particule électrique qui peut fuir rapidement, si le proton n’exerce plus sa force magnétique sur lui. Et le neutron participe de cet équilibre en gardant associé les protons entre eux.
Ainsi chaque élément de cet ensemble, de cette particule photonique à son origine, participe au mouvement de création, dans la matière ou dans le subtil. Ces éléments sont infiniment petits, et entre eux, entre le noyau et les circulations giratoires qui l’accompagnent, se trouve un fluide qui lui aussi participe à la bonne entente de cette composition, et à l’harmonisation de ce sens giratoire, dans la courbe de la gravitation qui fait œuvre d’attraction. Il est la substance qui dirige le tout, et qui est le carburant des neutrons. Sans cette énergie, les neutrons seraient inaptes à maintenir les protons entre eux, ce qui créerait le chaos, et instaurerait alors l’anarchie. Le manque de cohérence magnétique engendrerait alors une perte de communication, entre l’impulsion électrique des électrons et la permanence magnétique des protons. Ceci en résulterait que, toutes ces particules s’en retrouveraient désordonnées, et elles viendraient à s’entrechoquer, se détruire, ou s’enfuir du champ de permanence pour se perdre dans l’infini.

Ainsi, ce fluide qui ordonne tous ces espaces vide, qui constitue les atomes, est une énergie brute de création. C’est elle qui est la source première qui alimente la possibilité et la mise en œuvre de cette création, qui suit ensuite des modèles géométriques, et agence des formes avec une mesure parfaite, dans un mode opératoire hasardeux.

Il n'y a que dans ce mode opératoire de création d'une chose, par le biais de la nature, qui puisse se permettre de relever du hasard. Le reste des évènements d'une vie, pour une chose personnifiée, est ensuite parfaitement établie et connue. Et l'histoire de la continuité de la vie de cette chose, avec toutes ses expériences qu'elle devra traverser, sont alors établies et enregistrées dans les Annales Akashiques. C'est comme un disque dur, une base de données où est imprégné toutes les possibilités qu'exercera une chose. C'est dans ce champ de données, que certains médiums et clairvoyants puisent leurs informations sur une chose. Le souci étant, c'est qu'il y a de multiples possibilités, et que ces personnes, avec leurs visions, n'en voient que quelques-unes. De fait, lorsqu'elles informent d'une chose, il leur manque un ensemble non négligeable.

Cette énergie de création est ce qui est nommé Akasha, dans les écrits mystiques et ésotériques. Nous la nommons également éther. Ce n'est non pas l'éther liquide, qui est une forme de solvant inflammable, mais c'est une sorte de substance gélatineuse, une onde qui régit le tout. C'est le fluide électro-magnétique qui est l'essence et l'intelligence impulsion, qui offre la possibilité aux formes de se mettre en mouvement, de se manifester.

Si nous observons l'atome, nous remarquons que toutes les parties visibles, électrons neutrons et protons, stagnent ou se meuvent dans cet ensemble. Mais dans l’atome alors se trouve une grande masse de vide, dont très peu ont pu se demander si cela était réellement du vide, ou quelque chose de présent, de permanent.

De nombreuses études nous prouvent aujourd'hui que l'Univers est constitué de très peu de matière, que simplement 4% est matière, que à peu près 23% est de la matière noire, et que le reste serait du vide, 73% d'énergie invisible. Cela ne représente rien pour certains scientifiques. Mais nous savons que ces savants cartésiens et pragmatiques, on beaucoup de difficultés à accepter des phénomènes qu'ils ne peuvent mesurer, qualifier quantifier ou en donner forme visuelle.
Et pourtant cette énergie permanente du vide est bien ce qui maintient tous les Univers, et que sans cette espèce de masse non mesurable, ce qui constitue le monde de ces Univers s'effondrerait. Nous pourrions même nous permettre de faire une allégorie de la particule atomique, dans la version de l'Univers, en donnant aux planètes le rôle d'électron de neutron et de proton. Alors, sans cette même masse invisible, qu'adviendrait-il de la gravitation qui les maintiens en place, de leurs mouvements giratoires les faisant graviter les unes autour des autres, et de leurs positions d'attraction répulsion dans ces Univers ? Tout simplement, un monde s'écroulerait.

Dans ces représentations nous ne pouvons qu'admettre qu'il y a bien quelque chose, un champ intelligent, une conscience qui participe au maintien des mondes et des choses qui y résident. Le nier serait se renier soi-même.
Certaines personnes ont pu voyager sur d'autres plans d'existence, au travers de morts suivit d'un retour dans le corps. Ou encore, par des phénomènes de voyages hors de la 3ème dimension. Ce ne sont non pas des voyages de type astral dont nous parlons. Car lorsque l'on parle de voyage astral, on ne dépasse justement pas cet astral, car ce corps astral qui participe à ces voyages, ne nous permet pas de voyager sur des plans autres que cet astral, ne nous permet pas de dépasser la 4ème dimension de densité, et nous permet d'aller également sur l'astral de 2ème densité. D’autres par contre, dépassent ces barrières densifiées, pour aller bien au-delà, sur des plans biens plus subtils. Dans ces plans il y a l'Absolu, et dans cette sensation dans l'Absolu, il y a une permanence. Cette permanence est un champ vibratoire, une onde intelligence, dont la stabilité en perturberait plus d'un. Les personnes ayant pues avoir l'occasion de se retrouver dans ce champ de conscience, ont alors pu avoir le plaisir de ressentir cette permanence. Ils ont pu s'imprégner de ce qui fait la vie.

J'ai eu à vivre cela, dans une mort clinique. Et je me suis imprégné de cela. Cette vibration d'Amour est toute particulière. Je me sentais, dans cet état, dans ce retour à cette énergie primordiale originelle, comme apaisé. Ceux qui l'on perçu comme moi l'expriment de la même façon. On se sent comme étant dans un bain d'amour. Il n'y a plus de tensions, plus de stress, plus de douleurs, plus de joies éphémères, préservées par des photos des films ou des souvenirs, dont l'amertume des instants perdus, rongent dans la chaire.
Non là, dans cet état, nous sommes dans une sorte de béatitude. Plus rien n'a d'importance, tout est joie réelle, sans fondement et sans recherche. Le temps n'existe tout simplement pas, car nous n'avons pas besoin de cette chose, car le déroulement de l'existence ne se réfère plus à des événements stagnants ou évolutionnaires, dans le temps futurs ou passés. C’est un espace de permanence, et nous sommes dans une sorte d'instant présent. Sous cette forme de conscience, nous sommes comme une boule d'énergie sans corps, qui se remplie d'amour, ou plutôt, qui est amour, qui est fondu dans ce fluide d’Amour Véritable.

Le vide que constitue chaque particule atomique est cette force, cette énergie, cet Amour. Rien qui existe ne peut être présent sans cette force de vie. Sans elle, rien ne peut exister.
Si un Être espérerait ou pensait avoir rejeté l’amour, en songeant qu’il était source de douleur et de souffrance, alors il se trompe bien fortement. Car il baigne dans cet amour.
Bien sûr, il ne peut pas sentir la vibration de cette force dans toute sa grandeur, avec la réelle puissance que cette force dégage, lorsqu’elle est imprégnée entièrement dans l’Être, ou lorsque celui-ci est retourné à la source primordiale de cette force. Comme nous avons pu le voir, pour des personnes ayant pu faire un voyage au plus près du centre générateur de cet Amour, il imprègne toute l’existence.

Dès lors, peu importe l’entité que l’on peut avoir en face de nous, ou celle que l’on rejette ou que l’on chasse, celle qui nous effraie ou celle qui nous met mal à l’aise, qu’elle soit humaine ou démoniaque. Ou que ce soit encore des personnes ou des entités que l’on considère comme étant de bon augure, ou des formes angéliques, toutes ces formes atomiques, toutes ces particules sont imprégnées par l’Amour. Sans cette énergie aucune chose ne peut persister.
Si une forme venait à ne plus être alimentée par cette émanation, par ce fluide, elle se fondrait tout simplement dans l’existence, elle serait recyclée pour être transmutée en une nouvelle forme, ou disparaîtrait tout simplement.

Lorsque nous partageons l’amour entre nous, cet exercice est organisé justement par cette force. Cette énergie nous pousse, dans nos relations, nos souffrances, nos attractions et répulsions, à comprendre nos erreurs, et à comprendre que nous-nous écartons de l’Amour primordial, chaque fois que nous-nous trompons dans ces faux amours. Ces faux amours sont les constituants de ce que nous créons autour de nous, que nous faisons naître dans nos relations. Ce ne sont que des formes que l’on module, dans lesquels nous induisons des parts de l’égo. La Création nous a donné la possibilité d’utiliser sa force, afin de nous donner la force nécessaire pour revenir à Elle. Mais avec nos façons d’agir, nous utilisons cette force d’amour de manière contraignante. Nous contraignons les autres à éprouver des sentiments pour nous, nous exerçons une forme de possession, en utilisant la part émotionnelle qui trouve naissance en l’Être, à travers cette force d’amour.
Sous prétexte que nous ressentons que cet amour, ou une forme d’énergie, de sentiment, nous pousse à croire qu’une chose d’amour se manifeste entre nous et l’autre, alors on se joue de l’émotion, de la culpabilité, pour contraindre l’autre à rester proche de nous, dans ce que l’on considère être amour pour nous. Mais lorsque cela devient contraignant, ce n’est pas de l’amour, c’est de la possession.
L’amour, le vrai, se veut être libre, et certainement pas contraignant... Ici est toute l’erreur de l’humanité. Et c’est en cela que le chemin en lame de rasoir, dont parlait les mystiques de ce monde, comme Yeshua ou Bouddha, représente justement cette difficulté qu’aura l’Être humain à comprendre cela, mais surtout à le vivre.
Car vivre l’amour véritable, et savoir rester en liberté d’amour à chaque instant n’est pas chose facile, car l’égo essai toujours de reprendre l’ascendant sur la personne, quel que soit sa force et sa volonté, à chercher à se mettre en permanence dans cette énergie, dans cette légèreté, et cette liberté qui fait alors naître la paix.
La peur de la perte fait émerger en nous des mécanismes de tensions. Ces tensions viennent du fait que, étant dans l’incompréhension de ce qu’est l’Amour Véritable, nous déposons une impression tenace sur l’autre, dans cette relation contraignante, songeant que c’est nous qui risquons de perdre le contrôle sur cette relation, et que dans cette possible perte, l’on puisse perdre l’amour, ou plutôt l’idée que l’on s’en était fait. Et alors ce mécanisme apporte le trouble en nous, et la souffrance de la perte, de l’abandon, qui nous porte à croire que la cause vient de cette relation. Mais ici, dans ce maintien, ce n’est pas une perte d’amour, mais une perte de possession. Nous induisons dans l’objet possédé, même si cet objet est un Être vivant, on considère que c’est une chose possédée, alors on craint la perte de cette possession. Ici est la douleur, car on ne peut maîtriser l’autre éternellement. Sa liberté que nous ne lui accordons plus, n’est pas de l’amour, mais une prison qui garde l’autre enfermé. Et vient instaurer et se maintenir alors, en dedans, une dissonance vibratoire, car le sentiment de répulsion nous gagne, et alors alimente le trouble dans l’Être en tant que personne, et dans l’être en tant que position de vie.

Aimer en liberté c’est accepter que l’autre ne soit pas une chose qui nous appartient. Mais dans cet acte il est difficile de se dire que l’autre pourrait disparaître de notre vie, et nous laisser seul. La peur vient alors de la solitude, qui engendre la souffrance de la perte. Car seul, l’Être a peur du vide qui l’entoure. Mais il n’y a pas de vide ! Comme l’atome, l’Être est entouré par ce fluide. Et c’est quand l’Être comprend alors que ce fluide qui l’entoure est ce qui suffit à sa vie, que c’est alors qu’il reprend contact avec cette onde merveilleux, avec cette Essence de vie. Ainsi alors il commence à apprécier la solitude, car dans ce bain, même si celui-ci est réduit dans sa force majestueuse sur le plan d’existence de 3ème dimension, il se sent apaisé et complet. Sa complétude, il le sent, vient de la permanence que cette force véhicule en lui. Alors il perçoit enfin que, grâce à cette grâce, il peut dépasser les schémas de prédation en lui, qui le poussaient à induire la possession sur les choses, l’attachement et la valorisation par comparaison. Il commence alors à entamer un chemin, le détachant de la matière, de l’attraction répulsion, car il commence à se fondre dans le tout. Dans chaque visage, dans chaque regard, dans chaque comportement, il se voit lui-même. Il perçoit que sa présence est manifestée en tout, car tout participe de sa vie, de son existence, de l’émergence de cette énergie dans le monde.

Retrouver l’Amour Véritable en soi est l’exercice le plus important en ce monde, dans tous les mondes, car c’est là l’origine des origines de toutes choses. Sans l’Amour, rien ne peut exister.

Cédric LeRoux

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