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Sri Ramana Maharshi ( Un Ami )
@Sri_Ramana_Maharshi
9 personnes dans le staff

Je suis Un Ami. De mon cœur à votre cœur, en communion et en paix, dans la Joie de l'Amour, vivons un instant de fusion, au cœur du Cœur.

...Partage du don de Grâce...

Frères et sœurs en humanité, mon intervention, aujourd'hui, est directement reliée, par les mots et par la vibration, à ce que peut représenter la conscience, en replaçant cette conscience dans ses différentes composantes, par rapport à ce qui a été appelé a-conscience ou encore Absolu, ou encore Parabrahman.

Le déploiement du cœur ascensionnel, l'Ascension de la Terre, comme la vôtre, s'inscrit dans votre vécu, ou non, pour le moment, selon l'endroit où vous êtes manifestés, selon l'endroit où vous regardez et selon la qualité, je dirais, d'expansion, de disparition, de votre propre conscience.

2102.24.11.

Je vous salue, vous, consciences ici présentes et consciences qui liront aussi les mots que j'aurai prononcés ce soir. Si vous le voulez bien, je vous appellerai Mon Ami, Mes Amis. Alors, appelez-moi, pour le moment : Un Ami. C'est la première fois que je m'exprime à nouveau, au sein de cette densité que vous manifestez, depuis plus de cent ans. Comme on vous l'a annoncé, je suis l'un des 24 anciens.

Un Ami
2010.25.02.

« J’étais assis seul dans une pièce du premier étage, dans la maison de mon
oncle. Comme d’habitude, ma santé était parfaite, mais soudainement une peur
violente de la mort me saisit sur laquelle on ne pouvait se tromper. J’eus la
sensation que j’allais mourir. Il ne se passait rien dans mon corps qui pouvait
expliquer cette sensation et je ne pouvais me l’expliquer moi-même. Je n’ai pas
cherché à savoir si la peur était bien fondée. J’ai senti “je vais mourir” et
aussitôt je me suis demandé ce qu’il fallait faire. Faire appel à des docteurs, la
famille ou des amis ne m’importait pas. J’ai senti que je devais résoudre le
problème moi-même, sur-le-champ.

« Le choc causé par la peur me rendit aussitôt introspectif. Je me suis demandé :
“Maintenant que la mort est là, qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce qui
meurt ? C’est ce corps qui meurt.” Aussitôt j’ai mimé la scène de la mort.
J’étendis mes membres en les tenant raides comme si la rigidité cadavérique
s’était installée. J’imitai la condition d’un cadavre pour donner un semblant de
réalité à mon investigation. Je retins ma respiration et serrai les lèvres pour
qu’aucun son ne pût s’en échapper, pour que le mot ‘je’ ou tout autre mot ne pût
être prononcé. “Eh bien ! me disais-je, ce corps est mort. Tout rigide, il sera
transporté au champ crématoire où il sera brûlé et réduit en cendres. Mais, avec
cette mort du corps, suis-je mort moi-même ? Ce corps est-il le ‘je’ ? Il est
silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité et même le
son ‘je’ en moi…, séparé du corps. Ainsi ‘je’ suis un esprit, quelque chose qui
transcende le corps. Le corps physique meurt, mais l’esprit qui le transcende ne
peut être touché par la mort. Je suis donc l’esprit immortel.”

« Tout cela n’était pas un simple processus intellectuel. Tout jaillissait devant
moi comme la vérité vivante que je percevais directement, presque sans
raisonnement. Le ‘Je’ était quelque chose de très réel, la seule chose réelle en cet
état ; et toute l’activité consciente en relation avec le corps était centrée sur lui.
Depuis cet instant, le ‘Je’ ou mon ‘Soi’, par une fascination puissante, fut le foyer
de toute mon attention. La peur de la mort s’est évanouie instantanément et pour
toujours. L’absorption dans le Soi s’est poursuivie dès lors jusqu’à ce jour.
D’autres pensées s’élèvent et disparaissent comme diverses notes de musique,
mais le ‘Je’ demeure toujours comme la shruti, la note sous-jacente qui
accompagne les autres notes et se confond avec elles. Que le corps fut occupé à
parler, lire ou quoi que ce soit d’autre, j’étais toujours centré sur le ‘Je’. Avant
cette crise je n’avais pas de perception claire du ‘Je’ et je n’étais pas attiré
consciemment vers lui.

Je ne ressentais pour lui aucun intérêt directement perceptible ; encore moins la tendance à demeurer en lui d’une manière permanente

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  • A propos
  • Ramana Maharshi est un jñāna-yogin et guru indien de l'Advaita Vedānta, né le 30 décembre 1879 sous le nom de Venkataramana Aiyer et mort le 14 avril 1950. Son enseignement, dans la tradition de la non-dualité, est essentiellement centré sur la notion du Soi et la question « Qui suis-je ? ». De nombreux hindous le considèrent comme un saint et son rayonnement en Occident fut considérable