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Sri Nisargadatta Maharaj (Bidi)
@Sri_Nisargadatta_Mahara
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Question : Comment me stabiliser dans le cœur du cœur ? Parfois tout est Paix et Joie, et Amour, le haut de la vague, puis le creux de la vague… Je me prends par la main pour descendre au fond du cœur et retrouver la Joie qui est toujours tout près de moi, mais se voile.

Bidi : Eh ben je te remercie pour la question parce que tu as donné la réponse en même temps. Descendre au plus profond de toi, disparaître à ce monde le temps de te retrouver. Et à ce moment-là, tu constates par toi-même que la légèreté est de nouveau là. Mais si tu joues le jeu de l’illusion d’abord, tu ne peux qu’être dans une humeur maussade. Surtout quand vous avez vécu ces états d’Amour si intense et si vrai, dès que cela semble s’éloigner, c’est une torture.

1er juillet 2018

Question : Dans cette dernière fois, mon personnage est conscient de la maladie et de la mort, la mienne, occupant mon esprit d’une manière agaçante. Je me sens triste, inquiet, et le jeu de l’esprit ne me laisse pas de place au silence et paix. J’apprécie vos mots. Je t’aime Bidi, je suis toi et tu es moi.

Bidi : Mais si l’Amour est là, concrètement là, la mort de ce corps, qui n’a pas à être cherchée ou déclenchée, mais si elle se produit dans ta conscience, l’esprit ne peut pas être agité, dans l’Amour. Puisque tu sais, dans l’Amour vrai, qu’il n’y a personne, ni histoire, ni personnage, ni dimensions. Au contraire, à part la fatigue, éventuellement, tu devrais être dans une Joie insensée. C’est la personne, avec tous ses réflexes de survie qui ne dépendent pas de ce que tu es, qui te perturbe. Vois-le clairement. Parce qu’une fois que c’est vu, réellement vu, tu ne peux plus être identifié à ton mental ou à cette humeur.

C’est justement, je dirais, la présentation des deux aspects, la conscience ordinaire et la conscience ultime, qui sont côte à côte. Et c’est justement quand vous le voyez et que vous le vivez, que vous pouvez trancher sur là où vous êtes. Dans l’Amour, il n’existe aucune gêne. Même la mort n’est pas un poids, bien au contraire. Sans ça, effectivement, l’Amour ne sert à rien. Il sert à rien pour la personne, si ce n’est dans ces étapes, je dirais, initiales, si on peut employer ce terme, de la résurrection, que ça a pu vous servir, de voir les deux réalités.

Mais aujourd’hui, vu l’intensité de la Lumière, de son intelligence, de ce que vous vivez dans votre poitrine, vous devez vous rendre compte et vous allez vous rendre compte que c’est l’un ou l’autre, mais qu’en aucun cas ça ne peut être les deux superposés. Il n’y a rien à faire, là aussi. Il y a juste à le voir et à le laisser ou à le traverser, ou à le laisser se traverser.

Toute action, dorénavant, qui sera menée depuis la personne, ne pourra être que souffrance et résistance. Tout ce qui sera mené par l’intelligence de la Lumière et par l’Amour, sera fluidité, évidence, et facilité. Je ne peux pas vous dire mieux. Cela avait été expliqué voilà de nombreuses années par le commandeur, pour la réponse du cœur, par exemple. Mais maintenant vous avez même plus à vous poser la question, il vous suffit de le voir.

Si vous voyez réellement la personne, à l’œuvre, qui est-ce qui voit ? Ce que vous êtes. Alors, vous faites confiance à ce que vous êtes ou vous faites confiance à ce que dit le personnage ? Vous faites confiance à l’Amour, ou pas ? Et pas seulement pour des états intérieurs. C’est ce que la Vie vous demande chaque jour.

Il y a déjà suffisamment de raisons pour la personne de réagir en ce monde, par des postures. Vous devez respecter la liberté de chacun, quoi que vous viviez. Dorénavant, vous êtes tous des anciens, des étoiles, des Abbas, tout ce que vous voulez. Mais vous ne pouvez pas composer avec le personnage et l’histoire d’avant. La rupture, que vous pourriez nommer la transsubstantiation ou la disruption, est réelle. Elle n’est pas demain, elle n’est pas après. Il ne s’agit pas de composer, il s’agit de laisser se trancher, de laisser s’éloigner.

1er juillet 2018

Et je suis sûr que nous aurons des questions en rapport avec l’inadéquation de ce qui est vécu dedans et la persistance de l’illusion dès que l’on regarde autour de soi. C’est normal. Et rappelez-vous, quand vous êtes dans la vérité, réellement et concrètement, le temps ne veut plus rien dire.

Si vous avez l’impression que le temps se déroule à l’intérieur de vous, c’est que vous n’êtes pas à l’intérieur de vous.

Bien sûr le temps existe toujours. Si c’est un jour de la semaine et que vous travaillez, vous ne pouvez pas ignorer que vous devez aller travailler. Mais à l’intérieur, ça n’existe plus du tout.

1er juillet 2018

Par Cyrille Poirier le 19 octobre ·
L'illusion de la conscience qui nous fait croire qu'il nous faut traverser pour être la Joie.

Le silence est une attitude intérieure d'accueil, de transparence, qui laisse l'évidence prendre toute la place, et qui met fin, en la croyance, en la personne, en la spiritualité, en la croyance d'un avenir, en la croyance d'un monde ou d'une quelconque évolution, si vous accepter l'inconnu alors il deviens présent et connu, si vous le chercher, vous ne le trouverez pas,
vous ne pouvez pas chercher ce que vous êtes...ni le projeter, vous l'êtes !
Vous êtes La Source de La Joie De L'Amour, La Source De La Lumière...et de l’absence De Lumière.
Il n'y a pas de différences car tout cela sont des jeux de la conscience et rien d'autre. La terre c'est le lieu qui met fin au rêve de la création au jeu de l'expérience.
Nous sommes La Voie, La vérité et la Vie...
C'est le fait de jouer au "je" qui créer la colère et ne nous met plus en joie et nous fait souffrir...
En vivant ce tout qui est là en étant rien, tout vous est donner.
même si vous n'en n'avez plus besoin.

Nous sommes tous des BIDI tous des Christs mais vous êtes antérieures à cela, antérieur à la vibration et à l'énergie et si vous êtes tout et rien, vous êtes la joie, la spontanéité de l'enfant.

BIDI, 02/09/2018

Par @[237]

Eh bien Bidi est avec vous et il vous salue.

Avant de laisser le Verbe s’exprimer, nous installons tout d’abord le Silence.

... Silence...

Bidi est de retour avec vous depuis le sans-forme jusqu’à votre forme. Nous allons échanger au- delà de votre personne car je vais m’adresser dorénavant à ce que vous êtes avant toute naissance, ce qui est éternel, ce qui est immobile. Je vais m’adresser et échanger à ce qui est non né que vous êtes en vérité, quelles que soient vos questions, quelles que soient vos interrogations. Ma réponse traversera votre personne. Nous éviterons tout concept, nous éviterons tout ce qui a trait à la personne qui est périssable. Je m’adresserai à ce que vous nommez l’Esprit, je communiquerai en votre partie non née au-delà de toute forme, de tout temps et de tout espace.

Comme vous le voyez, partout en ce monde se vit la fin d’un cycle, la fin des croyances, la fin de certaines illusions, et vous donner à retrouver ce que vous n’avez jamais quitté, ce qui jamais n’est passé et ne passera, car là est notre ultime demeure, notre ultime Paix et la seule et unique Vérité qui ne souffre aucune explication, aucune justification, aucun mot.

Mes mots, traversant la chair de ce corps où je suis, ne sont pas des mots issus de croyances, issus de concepts ni même issus de ressentis. Le Verbe, ainsi que vous le nommez, s’écoulera spontanément et vous touchera au-delà de votre forme, directement dans l’Illimité, l’Infini, dont pourtant, et vous le savez, rien ne peut être dit, rien ne peut être conceptualisé, et où rien ne peut apparaître. Ainsi sont les temps de la Terre, ainsi sont les temps de l’Illusion car l’illusion du théâtre disparaît, mettant à mal tous les repères des habitudes, des croyances, des certitudes et de la limitation.

Je vous donnerai aussi certains éléments. Vous le savez, j’ai eu longtemps l’occasion de m’expliquer et m’exprimer là-dessus: dès que la conscience apparaît, elle se traduit immédiatement, à l’âge de trois ans, en conscience de veille, conscience du sommeil ou a-conscience du sommeil, et conscience du rêve. Vous êtes en amont de toute forme de conscience. Vous pouvez le nommer et l’appeler comme vous voulez, ce ne seront que des mots et aucun mot ne peut traduire votre vérité qui est Une. Tout le reste ne sont que des jeux de l’expression de la conscience.

Le préambule étant posé, nous refaisons silence avant de laisser libre cours à ce qui s’exprime de vous, en cet instant, en ce lieu. Là où vous tomberez sur ma voix ou sur ce qui a été transcrit, me situant au-delà de tout temps, ce que je vais énoncer, ce qui va s’échapper du sans-forme au travers de cette forme résonnera. Votre personne, aussi affinée soit-elle, ne peut s’en saisir. Vous pouvez écouter, lire, peu importe. Nous allons sortir de toute connaissance liée à un quelconque apprentissage, nous allons sortir des ouï-dire, nous allons sortir de tout concept, là où il n’y a plus d’espace pour aucune manifestation de la conscience en quelque forme que ce soit, là où vous ne connaissez ni formes, ni limites, ni dimensions, ni création, ce qui est au-delà de toute conscience. Le jeu de la conscience est libre mais vous n’êtes pas la conscience, vous êtes ce qui permet à la conscience et aux corps les plus subtils d’entrer en manifestation, en expérience, et en jeu.

Voilà le cadre du jeu de cet après-midi afin de vous faire découvrir qu’il n’existe aucun cadre ni aucune limite à ce que vous êtes, afin de vous permettre, si telle est votre liberté, de dépasser toute interrogation, toute explication, toute revendication et toute illusion.

Alors Bidi écoute.

( Mars 2017 )

  • A propos
  • Nisargadatta Maharaj (mars 1897 - 8 septembre 1981) est un guru indien de la doctrine de l'Advaita Vedānta, ou non-dualité.
    Son enseignement se fit connaître en Occident, notamment au travers du livre intitulé « I am That »1. Disciple de Siddharameshwar Maharaj, sa lignée spirituelle porte le nom de Navnath Sampradaya, dont l'origine est dite remonter au Rishi Dattatreya.

    Nisargadatta Maharaj est considéré par nombre d'Occidentaux, intéressés par cette philosophie, comme l'un des grands sages hindous traditionnels de l'époque contemporaine à l'instar d'un Ramana Maharshi lié à cette école du Vedānta. Selon certains des participants de ses réunions, son enseignement se caractérisait par sa manière abrupte et sa simplicité.